La Coquille Saint-Jacques de Saint-Brieuc
La Reine de la Baie : La coquille Saint-Jacques
La reine de la Baie de Saint-Brieuc est connue depuis des siècles : dès la Préhistoire, on l'utilisait comme décoration ou monnaie d'échange. Au Moyen-Age, la coquille Saint-Jacques était surtout connue des pèlerins qui se rendaient à Saint-Jacques de Compostelle. Ils prenaient avec eux une coquille qu'ils utilisaient pour boire de l'eau lorsqu'ils s'arrêtaient pour se reposer.
La Baie de Saint-Brieuc est le 1 er gisement français
(Photo : © Bruno Todesco)
La Baie de Saint-Brieuc est le premier gisement français de production de la coquille Saint-Jacques.
En effet, avec ses 150 000 hectares, ce gisement naturel classé demeure la zone la plus productive au niveau national.
Le premier grand cuisinier à faire connaître la noix de ce bivalve est Escoffier et c'est au début des années 60 qu'elle connaît un formidable essor.
La coquille se nourrit par filtration, essentiellement de phytoplancton. Celle de la Baie de Saint-Brieuc est non coraillée du 1er octobre au 1er mars. Aujourd'hui, la coquille Saint-Jacques est le premier coquillage de pêche certifié en France.
La coquille Saint-Jacques côté pêche
(Photo : © Bruno Todesco)
La pêche de la coquille Saint-Jacques se pratique de novembre à mars dans les ports d'Erquy, de Loguivy-de-la-Mer et de Saint-Quay-Portrieux.
Dans un souci de protection de la ressource, la pêche est réglementée à 2 jours par semaine à raison de 45 minutes par jour. La pêche est ensuite vendue aux professionnels en simultané dans les criées d'Erquy, de Loguivy-de-la-Mer et de Saint-Quay-Portrieux ainsi qu'au port départemental du Légué à Saint-Brieuc.
Il est possible pour les particuliers de visiter les criées selon les horaires de marées et via un organisme (exemple : le Syndicat des Caps à Erquy).
Attention : la vente au public n'est pas autorisée.