Pourquoi la soupe revient sur nos tables ? L'avis d'Amaury Dutreil
Cooking2000 remercie la marque Liebig pour les informations présentes dans ce dossier.
Amaury Dutreil est Chef de Groupe Liebig en France.
Quelles sont les attentes des consommateurs ?
Nutritionnelles d'abord. Avec le travail des pouvoirs publics sur le PNNS, les Français savent qu'ils doivent consommer au moins 5 fruits et légumes par jour. Ils ont compris que la soupe est un moyen idéal pour consommer des légumes. D'ailleurs, une assiette de nos soupes (environ 250 g), selon le produit, couvre 30 à 80 % des Besoins Quotidiens en Légumes. En plus, la soupe est également une importante source d'hydratation. La préoccupation minceur n'apparaît pas chez nos consommateurs. Pour eux, la soupe est d'office un produit « léger ».
Ils expriment aussi de fortes attentes émotionnelles. La soupe s'adresse « au cœur et au corps » en ceci que son goût doit générer une émotion, voire une réminiscence. On est surpris de la force de ce lien à l'enfance qu'entretient la soupe. Et curieusement, à l'âge adulte, elle n'est plus perçue comme cet aliment obligatoire « qui ferait grandir » mais comme un moyen de retrouver les sensations de l'enfance.
Enfin, et surtout, le goût ! Les consommateurs veulent de la nouveauté. Mais attention, une nouveauté qui respecte la saveur des ingrédients naturels et qui ne soit pas trop déroutante. Du fait de son lien à l'enfance, la soupe doit aussi demeurer « reconnaissable ». Nous avons testé quelques recettes très originales, inspirées de la tendance worldfood. Si elles étaient jugées très savoureuses, elles souffraient néanmoins d'un déficit d'évocation. Il faut donc être gourmand, créatif, mais respecter l'enfant qui est en chacun de nos consommateurs !
Qui sont les gros mangeurs de soupe, les petits et les réfractaires ?
En fait, tout le monde mange de la soupe. La différence se fait sur les quantités. Les foyers avec enfants sont de plus gros consommateurs de soupe que les foyers sans enfant. Parallèlement, les 50 ans et plus sont également de gros consommateurs. Ce sont donc les jeunes adultes (-35 ans) qui consomment un peu moins de soupe même si chez eux aussi, le phénomène soupe se confirme.