.. Les recettes de cuisine française traditionnelles par Cooking2000 (http://www.cooking2000.fr) - Made in France
Cooking2000 in English Recettes de cuisine française traditionnelles par Cooking2000 Cooking2000 en Français
En savoir plus :
Les nouvelles soupes Liebig (édition 2004) 
Aperçu rapide des questions posées à ces 3 experts
Consultez nos recettes de soupe

de livres, de logiciels,
de films et de posters.
Mes soupes salées et sucrées
de Nathalie Combier
Passer votre commande avec Amazon.fr

Consultez notre article sur
Soupes salées et sucrées
de Nathalie Combier

Pourquoi la soupe revient sur nos tables ?
L'avis d'Audrey Aveaux



Cooking2000 remercie la marque Liebig pour les informations présentes dans ce dossier.

Audrey Aveaux est diététicienne.

L'enquête Suvimax, dont les résultats ont été rendus publics le 21 juin dernier, fait état d'une augmentation de la consommation de soupe chez les Français. Les femmes notamment en consomment 10 g de plus par jour qu'en 1994, et les hommes suivent le mouvement. Comment interprétez-vous ce « retour » de la soupe ?

Depuis déjà de nombreuses années, diététiciens et nutritionnistes s'entendent pour reconnaître les qualités nutritionnelles de la soupe. C'est un aliment à « haute densité nutritionnelle ». C'est-à-dire que la soupe contient beaucoup de micronutriments (des vitamines, des minéraux et des fibres) tout en apportant très peu de calories et pas - ou très peu - de graisses. Le tout pour un volume consommé conséquent ! Par exemple, un bol de 250 ml de soupe apporte 100 Kcal, soit l'équivalent d'une cuillerée à soupe d'huile pour un volume nettement supérieur. D'une certaine manière, c'est l'aliment « diététique » par excellence puisqu'elle apporte satiété et plaisir, qu'elle fournit des micronutriments essentiels et qu'elle conduit à contenir la consommation de nourriture « solide » dans des proportions raisonnables. La soupe contribue donc positivement à l'équilibre alimentaire.

Aujourd'hui, l'intérêt pour les questions nutritionnelles est devenu très fort chez les consommateurs, dans les medias, et au sein des pouvoirs publics à travers le PNNS (Programme National Nutrition-Santé) notamment. La soupe contribue à de nombreux objectifs de ce programme : augmentation de la consommation de fruits et légumes, augmentation de la consommation de fibres, hydratation suffisante, réduction de la part des lipides dans l'alimentation… Il est donc logique que la soupe revienne sur le devant de la scène, et dans les assiettes.


Faites-vous une différence entre la « soupe-maison » et les soupes toutes prêtes ?

Du point de vue nutritionnel, non. En moyenne, les compositions sont assez proches. En revanche, les process des fabricants de soupe peuvent intégrer une étape de « restauration » des vitamines et minéraux . En effet, lors de la cuisson, les vitamines et minéraux contenus dans les légumes utilisés pour la soupe disparaissent en grande partie.

Les fabricants de soupe sont autorisés à restaurer la quantité de vitamines et de minéraux initialement présents dans les légumes. A la maison, cette opération ne peut être réalisée et la soupe maison est donc une soupe moins riche en micro-nutriments.

Quant au sel qui joue un rôle d'exhausteur de goût dans les soupes toutes prêtes, contrairement aux idées reçues, on le trouve en quantité tout à fait raisonnable. Toutefois, il convient de ne pas les resaler, comme on le fait parfois avec la soupe-maison.

En termes de saveur, la soupe-maison présente l'avantage de pouvoir être « personnalisée ». On se fait la soupe qu'on préfère. Pour autant, il convient de ne pas tomber dans une forme de routine alimentaire mais de varier ses recettes. Les soupes liquides notamment, en briques et en bouteilles, offrent aujourd'hui un choix important de recettes, textures, packagings… On a maintenant des préparations d'un très bon niveau gustatif. C'est un point essentiel car le plaisir (notamment via la diversité) est un élément central de l'équilibre alimentaire. Pour faire simple, le plaisir gustatif se manifeste par la sécrétion de certaines hormones qui signalent à l'organisme l'atteinte d'une « satisfaction alimentaire ». Si cette satisfaction n'est pas réalisée lors d'un repas, on va être tenté de la réaliser plus tard, avec un en-cas sucré par exemple. Les veloutés, les soupes et les potages sont des aliments très « palatables » (qui flattent le palais) et contribuent ainsi à réguler les apports alimentaires de la journée et à éviter le grignotage. Enfin, ce plaisir doit être renouvelé, varié, la curiosité fait partie du plaisir alimentaire, la routine au contraire l'émousse. Des travaux de suivi sur des groupes de personnes en surpoids ont montré que (à apport calorique égal) ceux qui disposent d'aliments élaborés, festifs, créatifs et variés, observent mieux leur régime que ceux auxquels on propose une alimentation monotone et fade.

Donc, qu'elle soit « maison » ou toute prête, la soupe est un aliment qui permet de se faire plaisir et de contribuer à l'équilibre alimentaire. A ceci près que les soupes toutes prêtes renforcent les apports en micro-nutriments.
© 2000-2008 Cooking2000